« Mon innocence est ma forteresse »

Un peu d'histoire :


Louis Joseph de St Véran, Marquis de Montcalm est né au château de Candiac le 28 février 1712. Issu d'une vieille famille du Rouergue, il entre tout
jeune dans l'armée, devient capitaine en 1729, colonel en 1743.

Nommé Maréchal de Camp du roi louis XV en 1756, il est envoyé au Canada pour défendre cette colonie contre les Anglais. C'est de Brest, le 3 avril 1756, qu'il embarque à bord de la Licorne, accompagné de son état-major sur la Sauvage et la Sirène. Deux bataillons – 1200 hommes – des régiments de la Sarre et de Royal Roussillon sont embarqués sur trois vaisseaux armés en flûte, le Héros, le Léopard, l'Illustre.
Cette flottille, après 38 jours de mer, mouillait enfin à Québec le 11 mai 1756. Peu après son arrivée, il s'empare, le 14 août, du fort Oswego rétablissant ainsi les communications entre les Grands Lacs et le St Laurent, puis l'année suivante, le 10 août 1757, du Fort William Henry, principale forteresse protégeant la route d'Albany, sur la rive sud du Lac St Sacrement, aujourd'hui Lac Georges. Mais en 1758, les Anglais reprennent l'offensive avec des forces supérieures en nombre et organisent avec le concours des colons de la Nouvelle-Angleterre une série d'expéditions qui se termine par la conquête du Canada. Montcalm, isolé et mal secondé résiste héroïquement à l'ennemi ; malgré l'abandon du ministère, la faiblesse de son armée, l'infériorité de ses effectifs il bat Lord Abercombry près du Fort Carillon, le 8 juillet 1758, mais ne peut l'empècher de s'emparer de
plusieurs places importantes (Louisbourg, Oswego, Frontenac). L'année suivante, attaqué dans Québec mème par 12 000 Anglais du Général
Wolfe, il résiste pendant deux mois à l'ennemi qui s'apprète à battre en retraite, quand il doit, par suite de mésentente avec le gouverneur de la colonie, M. de Vaudreuil, offrir la bataille à Wolfe. Blessé mortellement à la bataille des plaines d'abraham, où périt Wolfe, Montcalm expire le lendemain, quatre jours avant la capitulation du Québec, le 14 septembre 1759. Trois ans plus tard, le traité de Paris (10 février 1763) ne fait que reconnaître une situation de fait en transférant à la Grande-Bretagne la souveraineté du Canada.