Site officiel de la ville

Le Préfet du Gard a réuni, le 11 août, le comité de suivi de la sécheresse pour faire le point sur la situation hydrologique du département.

En ce qui concerne les températures, le premier semestre 2020 est le plus chaud jamais observé sur le département du Gard. En matière de précipitations, les orages des 22 et 23 juillet ont eu un effet bénéfique très localisé, et le seul événement pluvieux significatif depuis fin mai est l'épisode cévenol des 11-12 juin, qui a notamment permis de limiter la baisse du niveau des nappes phréatiques et d'alimenter les débits des cours d'eaux principaux sur les bassins versant des Gardons, de la Cèze et de l'Hérault. Le débit du Vidourle est largement sous le seuil d'alerte.

La situation apparaît plus difficile sur les cours d'eau secondaires, en particulier sur le secteur Gardon aval où la quasi-totalité des affluents suivi sont désormais en assec ou en écoulement non visible, selon les relevés effectués par l'office français de la biodiversité.

Pour les prochains jours, Météo-France annonce des températures toujours élevées et peu de précipitations. Les conditions hydrologiques du département pourraient donc se dégrader.

Le préfet du Gard a donc décidé de :

  • placer en alerte les secteurs Vistre-Vistrenque-Costières et de l’Ardèche.   

En alerte de niveau 1, le remplissage des piscines privées, le lavage des voitures et le fonctionnement des fontaines en circuit ouvert sont interdits. De plus, des restrictions d’horaires pour l’arrosage sont mises en place. Sont interdits l’irrigation agricole et des jardins potagers entre 10h00 et 18h00 (sauf pour les modes d’irrigation économes en eau type goutte-à-goutte). Pour l’arrosage domestique (pelouses, jardins d'agrément…), des terrains de golf et des espaces sportifs (stades…), l’interdiction s’étend entre 8h00 et 20h00.

Ces mesures de restrictions ne sont pas applicables aux usages dont l’eau provient de la nappe d’accompagnement du Rhône, du canal BRL alimenté par le Rhône, ainsi que de retenues dont l’eau a été stockée en période où la ressource était abondante.

Sur les territoires classés en vigilance, il est demandé à chacun d’adopter un comportement éco-responsable, en utilisant l’eau de manière mesurée.